Addiction réseaux sociaux

Les médias sociaux et les jeunes. Cela sonne comme le titre d’un documentaire animalier n’est-ce pas ? Pourtant, nos chères têtes blondes et les adolescents sont tous (ou presque) passionnées de jeux sur tablette et autres consoles, seules ou en réseau. A tel point qu’ils en oublieraient presque de respirer. Leur smartphone, c’est leur vie. Et les adultes, qui souvent se résolvent à opter pour la digital baby sitter, grignotent peu à peu leur pool de culpabilité face aux visages de leurs enfants pâlichons et grognons.

Les médias sociaux ont une emprise réelle sur la jeunesse et redéfinissent les codes et la culture de toute une génération. C’est un vrai danger qu’il faut prendre en compte, car il en va d’un processus d’aliénation collectif

Réseau social ou emprise mentale ?

Qui dit réseaux sociaux dit aussi posture sociale, plus importante aux yeux des jeunes d’aujourd’hui que leur personnalité souvent fragile, parfois entêtée, toujours en construction. Entre avatars trompeurs ou symboliques, ils se créent un univers parfois factice dont il est périlleux de sortir.

La construction de leur schéma de pensée se nourrit de discussions souvent vaines et chronophages sur des aspects esthétiques, comportementaux, ou de commentaires sur des vidéos qui n’ont d’intérêt que pour leurs auteurs, ravis de voir le compteur de vues s’envoler.

Les médias sociaux et les jeunes : une dictature du cool s’installe

Ce phénomène est pervers et comme l’indique un article du Huffington Post [1] : « Instagram et Facebook font de nous des losers« ; En effet, ces réseaux sociaux (pour ne citer que ces deux exemples) nous incitent à consommer du contenu visuel et à en publier à un rythme frénétique.

Chaque publication doit implicitement atteindre un nombre de like minimum sous peine d’être perçu comme un « loser » par sa communauté. Au fil des publications, les réseaux sociaux se présentent comme des vitrines ce que devrait être la vie, ne montrant que les aspects les plus « cool ». Cela a une répercussion forte chez les personnes sensibles et peut créer un vrai sentiment d’angoisse chez les plus fragiles.

On ne lit plus le presse comme avant

Au-delà des réseaux sociaux, leur façon de consommer du contenu en ligne est radicalement différente. On ne lit plus les journaux, mais on consulte la presse en ligne (exemple : Pressemag), on ne se rencontre plus dans des bars mais sur des sites de rencontre, etc. etc. Bref, la vie des plus jeunes se digitalise.

1 000 amis, mais combien sont la pour ton déménagement ?

Les médias sociaux et les jeunes : c’est qu’il en faut du courage pour s’extraire du parfait schéma de l’enfant d’aujourd’hui, collé à son portable, en discussion avec ses « amis », d’autant plus nombreux que leur identité se dissout dans l’écran.

Dans les cours de collèges, l’image est désolante, face à ces adolescents en communication suivie avec un écran qui semble représenter leur Graal. Plus grave, parmi ces « amis » se cachent quelquefois des mythomanes et des prédateurs, prompts à brandir la menace et le chantage. Vous avez dit « révolution numérique » ?

La science du monde

Face à cette application quelque peu dévoyée de la technologie, se trouve un merveilleux moyen de recenser le savoir universel : Internet permet de toucher ce savoir à tout moment. Dans nos démocraties occidentales, la liberté d’expression fait que nous avons la chance d’avoir accès à tout, et d’exprimer nos points de vue, dans le respect mutuel de l’autre.

Tentons de leur expliquer ce que le progrès apporte de positif dans nos vies : une extraordinaire base de données contenant les trésors du monde, la science, la littérature, la politique, la diversité. Tout est accessible ; encore faut-il utiliser la technologie dans ce que ses applications proposent de meilleur.

Prendre l’air !

Des enfants qui courent dans un jardin verdoyant et percé de narcisses, derrière un ballon coloré, ou bien tournoyant dans les airs depuis une balançoire improvisée ? Des copains au skate park, sur un court de tennis, ou en vélo sur les routes aux cols ardus ? Image d’Épinal, souvenir suranné d’une enfance idéalisée, ou bien réalité oubliée ? A force de s’enfermer dans ce rectangle pixelisé, ils en oublient l’appel de l’air et de l’espace.

La technologie est au service du progrès ; préservons nos enfants des effets pervers de ce système diablement efficace, et expliquons-leur les incroyables opportunités que leur offre la technologie aujourd’hui, si elle est appréhendée avec recul. Et à condition de faire la part des choses entre fiction et réalité.

SOURCES & ANNEXES

huffingtonpost.fr/2015/06/18/addiction-reseaux-sociaux-facebook-instagram-losers_n_7609868.html

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